Notes pour une communauté laïque prophétique conduite par l’Esprit de Dieu

Discours du Père Adolfo Nicolás sj, Assistant Ecclésiastique de la CVX / Supérieur Général de la Compagnie de Jésus, à la XVe Assemblée Générale de la CVX, Fatima, le 17 août 2008

Introduction - vœux

J’ai oublié quand c’est arrivé. Je terminais une période de ma vie : deux années d’études à Rome ou six années de service à l’Institut Pastoral de l’Asie de l’Est à Manille. Quelqu’un m’a dit que la Communauté CVX du Japon, où je rentrais, avait demandé au Père Provincial de me nommer leur Assistant Ecclésiastique. Peut-être qu’ils étaient désespérés et voulaient s’assurer d’avoir un jésuite, n’importe quel jésuite. Mais le Provincial avait d’autres plans et la CVX du Japon a été épargnée. Mes contacts avec la CVX (ou la CLC pour d’autres) étaient sporadiques et pas très fréquents, bien qu’ils n’aient jamais été coupés. Et, bien sûr, je n’ai jamais pensé que je serais ici aujourd’hui pour m’adresser à l’Assemblée Générale.

Je veux dire aussi que je suis très impressionné. J’ai lu certains de vos documents fondamentaux récents. J’ai eu accès à vos partages, vos rapports et vos échanges. J’ai rencontré certains de vos représentants et des membres du Comité Exécutif. Et je suis toujours impressionné par la vision, le dévouement et la profondeur d’humanité que je trouve en eux tous. Je vous félicite tous pour ce niveau de vie humaine et d’engagement chrétien. (Je dois avouer que j’ai dû chercher dans vos Statuts ou Principes Généraux pour la juste terminologie à propos du leadership dans la CVX. Je voulais savoir comment vous appelez vos leaders. J’ai ouvert les Principes et j’ai lu : « Les Trois Personnes Divines ». Il ne m’a pas fallu longtemps pour me rendre compte que j’étais en train de lire la page erronée. Ce n’est qu’après bien de pages que j’ai trouvé Assemblée, Conseil Exécutif, et Président, etc.)

Un autre facteur de la vraie joie que j’éprouve aujourd’hui ici, est de savoir que nous partageons tant de choses, des orientations fondamentales de la spiritualité ignatienne, jusqu’à certains éléments structurels de votre système de leadership. C’est très différent des temps où, à l’école Secondaire, je faisais partie de la Congrégation Mariale du Collège Jésuite de Madrid.

Bien des choses ont changé depuis mes derniers contacts avec la CVX/CLC.

La lecture des lettres de communication du Conseil Exécutif aux membres est fascinante. Les recommandations de l’Assemblée de Nairobi, sans aucun doute, font date. J’ai lu : « Nous nous sommes sentis confirmés dans notre appel à devenir un corps apostolique laïc qui partage la responsabilité pour la mission dans l’Église » (Nairobi 2003). Ceci est tout simplement extraordinaire pour une communauté ou une organisation laïque. La raison est qu’une telle affirmation venant d’un processus de discernement a d’énormes conséquences pour la CVX et pour tous ses membres. Et c’est précisément cela que vous voulez approfondir à Fatima.

Ce changement important dans la conscience des membres de la CVX a lieu – de façon providentielle – à un moment où d’autres changements marquants sont en train d’avoir lieu. Il y eut un temps dans le monde où des individus forts, doués et visionnaires faisaient la différence dans l’Église et la Compagnie. Jusqu’à un certain point, cela reste vrai, même si c’est à un moindre degré. Tous les âges et toutes les générations ont connu des individus qui ont eu une grande influence pour le bien ou pour le mal. Une personne douée ne manque jamais d’influencer les autres.

Mais les temps ont changé et maintenant nous pouvons expérimenter comment des Groupes, des Mouvements, des Projets en Collaboration etc. font la différence. Si un individu veut réellement réaliser un changement social, sa première question sera comment mobiliser les autres, comment créer pratiquement un mouvement de pensée, de motivation et de vision tel que le changement devient possible.

Qu’en un temps pareil, votre Communauté « se sente confirmée » dans une mission partagée est une des réponses de Dieu au besoin croissant de notre monde pour une action concertée et illuminée au nom du peuple, de la justice et de la réconciliation.

Nous pouvons traduire l’observation précédente en termes ecclésiaux. Il y eut un temps où c’était le rôle des prêtres, religieux/religieuses et d’autres ministres officiellement approuvés, de donner le ton à la vie de l’Église et de donner des orientations dans tous les secteurs importants de la vie de l’Église et de la vie de foi. Mais là aussi, les temps ont évolué. Nous sommes en train de nous habituer à vivre notre foi et notre charité avec une plus grande spontanéité qui vient de notre expérience et de notre entraînement dans le discernement des mouvements de l’Esprit. Nous respectons les leaders laïcs comme nous respections les clercs autrefois ; nous lisons les écrits des théologiens laïcs, nous sommes inspirés par la vie et les témoignages de couples laïcs, des personnes consacrées laïques, des personnes qui ont trouvé des chemins de sainteté là où auparavant nous ne cherchions qu’« une bonne vie » séculière. Nous sommes en train d’écouter et d’accompagner les laïcs et les groupes qu’ils forment avec un émerveillement pour les nombreux chemins qu’ils ont créés.

Il y eut un temps, finalement, où la parole prêchée et écrite avait l’avantage dans nos vies. Nous venons d’une tradition longue et très riche où les paroles avaient une importance absolue et la foi, selon les paroles de saint Paul, entraient en nos coeurs par la médiation de « l’ouïe », de l’écoute - Fides ex auditu. Il y a quelque chose dans « l’ouïe » qui atteint des profondeurs de la personne que les autres sens n’atteignent pas. Toutes nos cultures sont passées par une étape « auditive » qui coïncidait avec les témoignages les plus originels de l’humanité et de la communication de Dieu avec l’humanité. Cela continue à être vrai et nous voyons de vraies foules de gens qui se réunissent pour écouter le Saint Père, écouter ses paroles et à travers elles avoir un aperçu de la révélation de Dieu.

Et cependant, ceux d’entre nous qui ont déjà un certain âge, ou qui ont eu la grâce d’avoir des contacts longs et profonds avec l’Asie Orientale, ont fait l’expérience de l’émergence forte de la « vue » dans la recherche d’une vie et une vérité plus profondes. La génération présente trouve beaucoup de personnes qui sont fatiguées et déçues par les paroles vides, les promesses de champagne, par les homélies anémiques et tristes, paroles, paroles et paroles qui, encore une fois selon les paroles de saint Paul, ne sont qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Les gens aujourd’hui veulent « voir » ce qu’ils « entendent ». Ils veulent voir des « des paroles vivantes ». Le prédicateur et le prophète sont observés attentivement. C’est pourquoi il y a tant d’intérêt aujourd’hui pour le témoignage vivant d’un laïcat engagé, des couples qui, au cours des années, ont transformé les difficultés, les différences et les conflits, en témoignages d’un amour plus grand, d’une fidélité chrétienne et un espoir créatif. L’œil est désormais un compagnon inséparable de l’oreille.

Pouvons-nous, comme Communauté, vivre une vocation prophétique ?

Quelle que soit l’analyse du changement récent, de sa motivation, son processus et son évolution, nous avons parmi nous une nouvelle conscience et une nouvelle réalité. Nous nous sommes sentis confirmés dans le fait que Dieu veut que nous soyons « une communauté apostolique qui partage la mission dans l’Église ». Mais cette mission, dans la bonne Tradition biblique et ecclésiale, doit être une mission prophétique, faite et accomplie au nom de Dieu et sous sa conduite. ET nous pouvons nous demander sérieusement : « Pouvons-nous réellement être prophétiques ? » Il n’y a pas très longtemps, plusieurs auteurs biblistes et spirituels écrivaient des livres et des articles dans lesquels la grande question était : « Où sont les Prophètes ? » Cette question est particulièrement importante quand on s’adresse à une communauté. Est-ce qu’une Communauté – comme une Institution – peut se permettre d’être prophétique ?

Très probablement la réponse se trouve ici, parmi nous, parmi vous. Vous avez choisi comme une des phrases clé de cette Assemblée : « Les disciples revinrent à Jésus et lui racontèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné » (Mc 6, 30).

Bien sûr, pas tous sont prophètes. Peut-être quelques uns parmi vous... Ou, au moins, parfois, à certains moments... pas toujours... pas sur tous les fronts...

Mais peut-être – et ceci est bien plus important – ceci est le temps des Communautés Prophétiques... et je sens que vous êtes en train d’avancer avec détermination dans cette direction.

Et si c’est le cas, nous pouvons dire encore une fois que saint Ignace est le Maître qu’il nous faut en ce moment. Considérons certains points autour de la question : Qu’est-ce qui fait ou définit un prophète ? Que nous dit la Bible à propos des prophètes ?

  • Le prophète VOIT le monde avec les Yeux de Dieu. --- Nous avons vu et contemplé l’Incarnation. « Les Trois Personnes Divines... » (Cette fois-ci je suis à la bonne page !) Ignace n’est pas du tout timide quand il contemple le monde...
  • Le prophète ÉCOUTE avec les Yeux, avec l’Ouïe de Dieu. Dieu écoute la voix, les cris, la clameur angoissée, les plaintes du peuple. Dieu écoute son peuple quand il demande justice, quand il souffre de la peine, de la solitude et de l’oppression...
  • Le prophète SENT avec le Coeur de Dieu. Nous voyons comment Jésus est viscéralement troublé, remué jusqu’aux entrailles, comment il est ému au tréfonds de lui-même... Et nous lisons la même chose du Dieu de l’Ancien Testament... Il pleure et souffre avec les souffrances de (et ici nous pouvons évoquer le langage même de la Bible) « ma fille »,
    « mon peuple », « ma bien-aimée », « ma famille »... Dieu est proche, il éprouve de l’empathie et de la communion avec son pauvre peuple. La compassion est sa première réponse.
  • Puis le prophète PRONONCE la Parole de Dieu. Et nous savons qu’elle est une parole de miséricorde, de compassion pour ceux qui souffrent... et une parole de conversion et de solidarité pour ceux qui peuvent faire quelque chose face à la souffrance. (Nous laissons pour une autre fois l’analyse plus profonde de cette Parole, qui n’est pas simplement un mot dit par la bouche, mais une parole vivante qui affecte la réalité et la change.)

Le processus ignatien et l’Esprit Saint.

Il y a moins d’un mois nous avons assisté à la grande expérience des Journées Mondiales des Jeunes à Sydney, en Australie. 250 000 jeunes de partout dans le monde. En un certain sens, quelque chose de parallèle à ce rassemblement-ci a eu lieu. Au coeur de ce rassemblement, le Saint Père a parlé de l’Esprit Saint. Il a senti le besoin d’une catéchèse sur l’Esprit Saint.

Bien, ceci est aussi notre thème. Ignace n’a pas eu une théologie de l’Esprit Saint, parce qu’en son temps la théologie catholique suivait d’autres lignes de réflexion. Mais Ignace a fait l’EXPÉRIENCE de l’Esprit Saint et la MÉTHODE pour nous aider à faire la même expérience vivante. La spiritualité des Exercices Spirituels est une expression pratique et concrète de cette théologie qui manquait (manquait en théorie, mais était vécue en pratique).

Tout le processus des Exercices avec lequel nous nourrissons nos coeurs prépare la personne (l’âme, dirait Ignace) à s’approcher de Jésus et à faire ce qu’Il faisait.

  • Il nous prépare à VOIR comme nous avons dit que le prophète voit.
  • Il nous prépare à ENTENDRE ce que le Seigneur entend des pauvres et de ceux qui souffrent.
  • Il nous fait SENTIR ce que le Christ et Dieu sentent de la réalité, du bien et du mal.
  • Il nous apprend comment DISCERNER, au milieu de tant de sentiments si intenses, dans une réalité humaine et historique.
  • Il nous soutient, quand nous arrivons aux DÉCISIONS de comment répondre et contribuer à cette réalité dont nous faisons désormais partie.
  • Il nous pousse à AGIR, à FAIRE selon ce que l’Esprit a fait mouvoir en nous.
  • Et il ouvre nos bouches afin que nous ANNONCIONS ce qui est en train d’arriver.
    • Lui dire ce que nous avons fait et enseigné, et
    • Annoncer aux gens la douceur et la bonté du Seigneur.

Le défi de faire cela en Communauté et comme Communauté

Nous nous demandions il y a un instant s’il était possible d’être prophétiques en communauté.

Il n’y a pas de réponse théorique. Il n’y a qu’une réponse pratique. C’est possible SI ET QUAND... Permettez-moi de dire quelques mots sur ces « Si et Quand ». Mais, tout d’abord, permettez-moi de vous rappeler que vous avez fait l’option de devenir une communauté prophétique, missionnaire, comme communauté. Le défi, donc, n’est pas théorique, mais pratique : Comment devenir une telle communauté apostolique vivante ? Et peut-être qu’ici, cette simple réflexion sur la vie prophétique pourrait aider :

Pour être prophétiques, NOUS TOUS, nous devons être des personnes À L’ÉCOUTE.
À l’écoute des personnes – à l’écoute de la Parole de Dieu – à l’écoute des douces motions de l’Esprit Saint. Ignace nous a donné beaucoup d’indications afin que nous puissions savoir quand ces trois modes d’écoute deviennent un. Parce que quand ils deviennent un, nous changeons et nous devenons enflammés de joie, d’espérance et de consolation... Saint Thomas d’Aquin a écrit que dans l’expérience de la foi, il y a deux paroles : la parole extérieure qui nous est donnée dans les Écritures - et la parole intérieure que l’Esprit Saint met en nos coeurs. Quand ces deux paroles se réunissent, nous atteignons une communion très profonde avec le Seigneur. Mais pour que cela devienne expérience communautaire, nous devons être tous à l’ÉCOUTE...

Pour être prophétiques, nous devons TOUS être EN RECHERCHE.
Il n’y a pas de prophétie sans DISCERNEMENT. Les décisions de type « fast food » ne sont que l’expression d’une fausse prophétie. Ignace était profondément convaincu de cela. C’est pourquoi il était toujours prêt à examiner, et à réexaminer ses conclusions... par peur d’avoir manqué quelque fait, ou sentiment, ou motion de l’Esprit. Une communauté apostolique et prophétique est une communauté de croyants très humbles, toujours en recherche.

Cela signifie qu’une communauté prophétique vit dans la saine tension d’avoir besoin de RECEVOIR, parce que le don de l’Esprit — comme Benoît XVI l’a dit — n’est jamais conquis, mais il est toujours reçu en humble action de grâce. Vous pouvez voir combien tout cela est loin de tout genre de fondamentalisme spirituel. Notre sécurité va de pair avec notre humilité ; elle n’est pas fondée sur les possessions mais sur une conscience permanente de vivre dans la miséricorde et l’amour de Dieu, le don des dons. C’est aussi la tension entre DISCERNER, CHERCHER et DÉCIDER. Cela pourrait paraître contradictoire. Comment pouvons nous être des personnes humbles et de décision en même temps ? C’est précisément le point du discernement, car quand l’Esprit vient à notre Communauté, nos peurs disparaissent et nous savons ce que Dieu veut de nous.

Or, si c’est cela, l’Esprit dans lequel nous, comme Communauté, discernons et décidons, il est clair que l’expression inventée récemment « DES HOMMES ET DES FEMMES AVEC LES AUTRES » n’est pas quelque chose d’ajouté à l’expression plus traditionnelle d’Arrupe « DES HOMMES ET DES FEMMES POUR LES AUTRES ». Au contraire, elle peut être encore plus originale et radicale pour la CVX qui a fait le choix d’être une Communauté Apostolique.

  • Tous les membres sont invités à avoir des YEUX pour VOIR. Vous savez aussi que vous, en tant que laïcs, vous voyez souvent ce que les prêtres ne voient pas ou ne peuvent pas voir.
  • TOUS les membres sont invités à ENTENDRE... ce que les prêtres et le clergé souvent n’entendent pas. C’est étonnant et curieux, comment « 1’ouïe » peut être culturellement conditionnée. Qui peut entendre une pièce de monnaie qui tombe dans une rue très fréquentée ? Ou votre nom chuchoté à dix mètres de distance ? L’ouïe est une opération discernée.
  • Tous sont invités et appelés à RESSENTIR la peine et la souffrance des autres. La Troisième Semaine des Exercices nous entraîne à ressentir la peine de Jésus, l’Autre. C’était le grand évêque saint Hilaire de Poitiers qui disait : « Sanctior mens plebis quam cor est sacerdotum » (Quatrième siècle).
  • TOUS sont appelés à DISCERNER, DÉCIDER, et à employer leurs MAINS et leurs PIEDS pour l’action, le service et la compassion.
  • Être une Communauté Prophétique pour une Mission Partagée devient possible si nous osons accepter le défi et répondons dans le style ignatien à la Volonté de Dieu.

Importance Prioritaire de la Formation pour tous

Toutes les remarques et les réflexions précédentes me conduisent à la conclusion évidente que notre priorité plus grande comme CVX doit être la formation de nos membres. C’est la priorité des priorités.

Ces dernières semaines, j’ai visité un certain nombre de Cardinaux des différentes Congrégations au Vatican (cela fait partie de mon travail, je crois). Quand j’ai rencontré le Cardinal Rylko, Préfet de la Congrégation pour les Laïcs, il m’a tout de suite dit combien il était content de la CVX ; et il a souligné plusieurs fois : « à cause de la formation sérieuse qu’ils donnent à tous leurs membres ».

Vous vous rappelez comment Saint Ignace ne pensait pas que chaque personne puisse profiter des Exercices de la même façon. Il n’était pas un élitiste, mais il savait qu’il fallait une capacité de base, une ouverture d’esprit et de coeur qui prépare la personne à être sensible et réceptive à la rencontre avec Dieu et aux conseils de l’Esprit. Une vraie éducation, dans ce sens, doit être mesurée par la capacité d’ouvrir les esprits des personnes à des réalités plus grandes et plus profondes.

C’est dans ce domaine que se trouve notre champ principal de coopération. Nous jésuites sommes très très contents de voir que les dons d’Ignace vous appartiennent, qu’ils s’étendent et dépassent les cercles et le contrôle des jésuites. Ce qu’Ignace a fait était au service de l’Évangile, qui n’est la propriété de personne. C’est notre joie de voir les dons d’Ignace devenir un patrimoine partagé pour le bien de l’Église et du monde.

Nous devons travailler ensemble pour une formation en profondeur. Une formation qui comportera, naturellement :

  • Théologie, Psychologie, Anthropologie... tout ce qui aide les gens à croître comme personnes et comme personnes croyantes, amoureuses...
    Mais la formation doit principalement être dans la Vie dans l’Esprit, afin que nous tous
    - maîtrisions les outils pour devenir intérieurement libres
    - pour un discernement de la volonté de Dieu
    - pour une familiarité docile et joyeuse avec les manières d’agir de l’Esprit

J’espère vraiment que nous pourrons travailler ensemble à cette priorité importante. Et j’espère aussi que vous, membres de la CVX, vous nous aiderez, nous les jésuites, à approfondir davantage la même spiritualité.

Rappelez-vous que nous ne sommes qu’une partie, une partie très petite du Corps du Christ, du peuple de Dieu, de l’Église pour tous. Et ce sera toujours une joie d’être au service de tous.

Conclusion

Je vous exprime ma reconnaissance pour cette invitation et pour toute forme de coopération que nous aurons à l’avenir. Notre tâche est grande, mais elle est surtout profonde, une tâche dans laquelle et à travers laquelle nous espérons bâtir les uns dans les autres le Corps du Christ et partager entre nous les conseils et l’inspiration de l’Esprit Saint. Il s’agit de quelque chose que nous attendons avec impatience et pour laquelle nous remercions le Seigneur.

voir aussi un résumé pertinent en allemand „Prophetische Gemeinschaft“

Adolfo NICOLÁS sj -

Supérieur Général de la Compagnie de Jésus ; Assistant Ecclésiastique de la CVX mondiale

23 décembre 2008
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